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En quête du sublime : le parc Algonquin et l’origine du tourisme en milieu sauvage au Canada

À la fin du dix-neuvième siècle, l’industrialisation rapide et l’augmentation de l’immigration modifièrent de façon marquante la vie au Canada. Les villes devinrent le berceau de grandes tensions et de contradictions criantes; avec la prospérité croissante, la sophistication culturelle et la profusion d’emplois vinrent la pollution, la pauvreté visible et les maladies. À la recherche d’un exutoire, la classe moyenne urbaine en expansion se tourna alors vers une myriade d’activités récréatives de plein air.

Créé en 1893 et situé assez près de Toronto, le parc Algonquin devint la retraite idéale. Le chemin de fer fit de cette incarnation du sublime un lieu accessible. Certains étaient simplement en quête de quiétude, d’autres d’un coin où faire une pêche abondante. Un petit nombre de personnalités éminentes aux objectifs clairs et aux vues scientifiques, esthétiques, religieuses, pédagogiques et féministes tranchées se mirent à fréquenter le parc : les chercheurs, dont les passions contribuèrent à l’essor de l’endroit. Parmi eux, on compte John Macoun, Tom Thomson, Henry Burton Sharman et Fannie L. Case. Avec les années, un nombre croissant de touristes se mirent à visiter les parcs, dont le parc Algonquin, établissant du coup la fondation de ce qui est aujourd’hui considéré comme l’expérience canadienne par excellence, soit des vacances en plein air.

 
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